BUNIA : LES POINTS FOCAUX GENRE DU P-DDRCS CAPACITES SUR L’INTÉGRATION DU GENRE PAR ONU-FEMMES A BUNIA

Organiser la restitution à la base de cet atelier de formation et les campagnes de sensibilisation dans les médias locaux sur la thématique Genre. C’est la principale recommandation issue de l’atelier de renforcement des capacités des points focaux genre du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS) sur le genre et l’agenda Femme, Paix et Sécurité qui s’est clôturé vendredi 20 février 2026 dans la salle de conférence de l’Hôtel Exécutif Lodge de Bunia, en province de l’Ituri.

A l’issue des travaux de 2 jours, les participants, venus des provinces du Nord-Kivu, du Maniema et du Tanganyika, ont élaboré des plans d’actions et formulées des recommandations pour une intégration réussie du genre dans sa mise en œuvre.
Organisée par le P-DDRCS, avec l’appui technique de l’ONU Femmes, cet atelier s’est officiellement clôturé en présence de Flory Kitoko, coordonnateur a.i. du P-DDRCS/Ituri et de la représentante du gouverneur militaire de cette province, Madame Irène VAWEKA qui a salué, l’engagement des participants et les a exhortés à mettre en œuvre les plans d’action élaborés.

Pour les responsables du programme, la prise en compte du genre ne constitue pas un volet accessoire, mais un levier stratégique. Car dans les zones en conflit, les femmes sont à la fois victimes des violences, notamment des violences basées sur le genre, et actrices clés du relèvement, de la réconciliation et de la prévention des conflits.
Mis en place pour contribuer à la restauration de l’autorité de l’État, le P-DDRCS accorde une place importante à l’approche genre et inclusion sociale comme dimension transversale dans son opérationnalisation. L’intégration du genre permet ainsi d’identifier les vulnérabilités différenciées entre hommes, femmes, filles et garçons ; d’assurer une participation équitable aux activités de réinsertion ; prévenir les violences et les discriminations dans les communautés bénéficiaires et de renforcer la durabilité des actions de stabilisation.

Cette orientation stratégique est soutenue par la coordination nationale du P-DDRCS, qui œuvre à l’opérationnalisation de la cellule genre et à l’harmonisation des interventions dans les provinces concernées, selon la vision du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, champion de la masculinité positive et Président du comité de pilotage du P-DDRCS.
Selon les organisateurs de l’atelier, des efforts importants sont fournis pour doter les antennes provinciales d’outils d’analyse genre, de mécanismes de suivi-évaluation sensibles à l’inclusion et de plans d’action adaptés aux réalités locales.

Plusieurs thématiques ont été développés durant les deux jours de travaux :
Jean-Jacques Lopez, de la section DDRS de la MONUSCO, a présenté l’état des lieux de la mise en œuvre des activités de stabilisation en appui au P-DDRCS à travers le Fonds de cohérence, en insistant sur l’intégration du genre dans les projets communautaires.
La prévention du recrutement des jeunes dans les groupes armés a été développée par Norbert Opedi, chef de section EAGA au P-DDRCS en Ituri. Il a souligné l’importance de la sensibilisation communautaire et de l’implication des femmes dans les mécanismes de veille.
Pour sa part, Sylvie Adou d’ONU Femmes a abordé l’analyse genre en contexte de conflit et post-conflit ainsi que la prévention et la réponse aux violences faites aux femmes et aux filles.
La mise en œuvre de la dimension genre implique le suivi et évaluation des actions menées, des politiques genres, de collecte de données désagrégées, des indicateurs spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et temporellement définis a martelé Yesse Dieu-Merci, spécialiste M&E à ONU Femmes. Ce module permet d’outiller les points focaux à assurer un suivi rigoureux et inclusif des activités du programme.

Pour Mesdames Lucie Baigwa (Ituri), Florence Kikasa (Tanganyika) et Julienne Ndjila (Nord-Kivu, territoire de Lubero), points focaux genre du programme, cet atelier renforce leur capacité à jouer un rôle moteur dans la stabilisation. Elles ont plaidé pour une implication accrue des femmes à tous les niveaux de décision, rappelant que la femme n’est pas seulement victime des conflits, mais également actrice dans la recherche de la paix.
Cellule de communication du P-DDRCS