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« UN DDR QUI NE VOIT QUE LES ARMES NE VOIT PAS TOUTES LES FEMMES » : LE P-DDRCS APPELLE A TRANSFORMER LES PRATIQUES DE CONSOLIDATION DE LA PAIX EN RDC

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KINSHASA, 9 octobre 2026, le Coordonnateur National du P-DDRCS plaide pour une réforme des outils d’identification, des critères d’éligibilité et des mécanismes de réintégration afin que les femmes et les filles soient pleinement prises en compte dans les processus de paix.

L’intégration du genre dans les programmes de désarmement et de démobilisation ne peut plus être considérée comme une dimension secondaire. Elle doit devenir un principe transversal de la politique nationale de consolidation de la paix.

C’est le message défendu par le Professeur Jean de Dieu Désiré NTANGA NTITA, Coordonnateur National du P-DDRCS, lors d’une réception organisée par l’Ambassade de Suède à Kinshasa, dans le prolongement de l’atelier national consacré au DDR sensible au genre, organisé les 8 et 9 octobre 2026 avec la Folke Bernadotte Academy.

En présence de partenaires internationaux, dont le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, M. James Swan, le Coordonnateur National a appelé à dépasser les approches traditionnelles qui associent essentiellement le DDR à la remise des armes.

« Un DDR qui ne reconnaît que celui qui porte une arme risque de laisser dans l’ombre une partie importante des personnes concernées par les conflits », a-t-il souligné.

Des femmes encore insuffisamment visibles dans les processus DDR

Selon les données communiquées par le P-DDRCS, 6 422 personnes avaient été démobilisées entre 2021 et juin 2026, dont 832 femmes, soit environ 12,9 %.

Pour le Coordonnateur National, ces chiffres doivent susciter une réflexion sur les mécanismes d’identification et d’accès aux programmes.

Les femmes peuvent avoir été associées aux groupes armés dans des fonctions multiples, parfois sans porter directement une arme.

D’autres jouent des rôles essentiels dans les économies familiales, les réseaux communautaires, la médiation locale, la prévention des conflits et la reconstruction des liens sociaux.

Une approche exclusivement militaire risque ainsi de sous-estimer leur participation et leurs besoins spécifiques.

Réviser les outils pour transformer les résultats

Le Professeur NTANGA NTITA a plaidé pour une évolution méthodologique des pratiques nationales.

Cette transformation doit notamment concerner les critères d’identification et d’éligibilité, les questionnaires, les systèmes de collecte de données, les supports visuels, les messages de sensibilisation et les mécanismes de référencement.

Il a également souligné l’importance de traduire les outils dans les langues nationales et de les adapter aux réalités culturelles des communautés.

L’objectif est de garantir une meilleure reconnaissance des trajectoires individuelles, une protection adaptée des femmes et des filles, ainsi qu’un accès plus équitable aux opportunités de réintégration et de relèvement économique.

Cette approche rejoint les principes de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, notamment la Résolution 1325 du Conseil de sécurité, et les normes internationales relatives au DDR sensible au genre.

De projets isolés à une politique nationale sensible au genre

Le Coordonnateur National a présenté une ambition institutionnelle plus large : intégrer la dimension genre dans l’ensemble du cycle DDRCS, depuis la sensibilisation jusqu’au suivi des résultats.

« Notre ambition est de passer d’une juxtaposition de projets sensibles au genre à un système national de DDRCS véritablement sensible au genre. »

Cette transformation suppose une appropriation par les équipes nationales et provinciales, des procédures adaptées, des indicateurs mesurables et une participation effective des femmes aux décisions.

Elle nécessite également une collaboration étroite avec les organisations féminines, les associations de jeunes et la société civile.

Les organisations féminines, partenaires de la politique nationale

Le Coordonnateur National a adressé un appel particulier aux associations de femmes et aux organisations communautaires.

« Vous n’êtes pas de simples bénéficiaires de nos interventions ; vous êtes des partenaires essentiels de leur conception, de leur mise en œuvre et de leur évaluation. »

Cette reconnaissance du rôle des acteurs locaux s’inscrit dans la volonté du P-DDRCS de renforcer l’ancrage communautaire, la prévention des conflits et la durabilité des résultats.

Elle ouvre également des perspectives de collaboration avec la Suède, la Folke Bernadotte Academy, les Nations Unies et d’autres partenaires spécialisés dans l’agenda Femmes, Paix et Sécurité.

Cellule de Communication du P-DDRCS

communication pddrcs

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P-DDRCS

Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, initiateur du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation et président du comité de pilotage du P-DDRCS.
Président RDC
Le Gouvernement de la RDC vous tend la main. Déposez les armes. Rejoignez le programme DDRCS pour reconstuire le pays dans la paix

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