KINSHASA : LA TASKFORCE EBOLA P-DDRCS APPELLE AU RENFORCEMENT DE LA VIGILANCE FACE À LA PERSISTANCE DE L’ÉPIDÉMIE D’EBOLA

Kinshasa, le 7 octobre 2026 – La situation de l’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) en République démocratique du Congo (RDC) demeure préoccupante. Face à la persistance de la transmission dans plusieurs provinces, le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) insiste sur le maintien des mesures de prévention, le renforcement de la surveillance épidémiologique et l’intensification de la sensibilisation communautaire.
C’est dans ce contexte qu’a été tenue, le mercredi 7 octobre 2026, une réunion hebdomadaire par visioconférence, sous la modération du professeur Jeff NTUMBA, assistant principal adjoint de la coordonnatrice nationale adjointe chargée des opérations. Les échanges ont porté sur l’évolution de l’épidémie au cours de la période du 30 septembre au 6 octobre 2026, les défis rencontrés dans les zones affectées ainsi que les mesures à maintenir pour limiter la propagation du virus, notamment dans les milieux où interviennent les activités du P-DDRCS.
Selon les données de l’Institut national de santé publique (INSP) présentées lors de la réunion, le bilan arrêté au 6 octobre 2026 faisait état de 8 603 cas confirmés, dont 4 148 décès et 2 235 guérisons. L’épidémie touchait alors sept provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi, réparties sur 63 zones de santé.
Au cours des dernières 24 heures précédant ce bilan, 63 nouveaux cas confirmés avaient été enregistrés, dont 33 en Ituri et 30 au Nord-Kivu. Ces chiffres témoignent de la persistance de la transmission et de la nécessité de maintenir une vigilance accrue, particulièrement dans les zones les plus affectées.
L’Ituri demeure l’une des principales zones de préoccupation. Les données provinciales présentées font état de 6 182 cas confirmés et de 2 848 décès à la date du 27 septembre 2026. La province a également continué à notifier de nouveaux cas au cours de la période sous examen, confirmant l’importance d’y maintenir les efforts de surveillance, de détection précoce et de sensibilisation.
Dans le même temps, le Maniema n’avait enregistré aucun cas signalé, tandis qu’au Sud-Kivu, aucun nouveau cas n’avait été rapporté depuis mai 2026. Des actions de formation et de sensibilisation sur la prise en charge sanitaire se poursuivaient à Uvira, avec le ministère de la Santé et l’appui d’International Medical Corps (IMC).
Les participants ont relevé plusieurs contraintes susceptibles de compliquer la riposte, notamment la persistance de la transmission dans les zones touchées, les difficultés liées au suivi des contacts, les obstacles d’accès à certaines localités ainsi que les rumeurs et la désinformation au sein des communautés.
Les besoins en ressources humaines, logistiques et matérielles demeurent également importants. À ces contraintes s’ajoutent les risques de perturbation des activités socio-économiques et des interventions de développement dans les provinces affectées.
Dans ce contexte, la mobilisation communautaire reste essentielle pour favoriser l’adhésion aux mesures sanitaires, encourager le signalement rapide des cas suspects et limiter les comportements susceptibles de contribuer à la propagation de la maladie.
À l’issue de la réunion, les participants ont recommandé le renforcement de la surveillance épidémiologique, le signalement rapide des cas suspects et l’intensification des campagnes de sensibilisation, avec l’implication des leaders communautaires.
Ils ont également insisté sur le maintien des mesures de prévention et contrôle dans les lieux de travail et les sites accueillant les bénéficiaires du P-DDRCS. Une attention particulière devra être accordée aux zones à risque, à la remontée régulière des informations du terrain et à la continuité des activités essentielles des programmes et projets, dans le respect des consignes sanitaires des autorités compétentes.
Au terme des échanges, la nécessité d’une coordination soutenue entre les acteurs concernés a été soulignée afin d’adapter les interventions à l’évolution de la situation épidémiologique et de mieux protéger les populations.
Face à la persistance de l’épidémie, le renforcement de la prévention, de la vigilance et de la responsabilité collective demeure indispensable pour freiner la propagation du virus et réduire ses conséquences sanitaires et socio-économiques en République démocratique du Congo.
Cellule de Communication du P-DDRCS