RDC : FACE À EBOLA, LE P-DDRCS RENFORCE LA SURVEILLANCE DANS SES ZONES D’INTERVENTION

Kinshasa, 12 août 2026 — La riposte contre la maladie à virus Ebola demeure au cœur des priorités sanitaires en République démocratique du Congo. Réunis en visioconférence le mercredi 12 août, les membres de la Task Force Ebola/P-DDRCS ont évalué l’évolution de la 17ᵉ épidémie dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema et du Tanganyika.
Selon les données arrêtées au 10 août 2026 et présentées au cours de la réunion, la RDC comptait 4 449 cas confirmés et 2 061 décès, soit une létalité de 46,3 %. Ces chiffres traduisent l’ampleur de la menace et la nécessité de maintenir une mobilisation soutenue des acteurs de la riposte.
L’Ituri demeure le principal foyer
L’Ituri reste la province la plus affectée. La mobilité des populations, les activités minières artisanales, la densité de certaines zones et les difficultés d’accès à plusieurs communautés constituent des défis majeurs pour la surveillance et la prise en charge.
Pour renforcer la réponse, un nouveau centre de traitement a été installé à Kasenyi, tandis que la surveillance aux points d’entrée et la mobilisation communautaire ont été intensifiées.
À l’approche de la rentrée scolaire, des mesures spécifiques sont également envisagées dans les établissements, notamment le contrôle de la température, la disponibilité des dispositifs de lavage des mains, la formation du personnel éducatif et l’aménagement d’espaces dédiés à l’accueil des cas suspects.
Nord-Kivu : une vigilance qui reste de mise
Avec 510 cas confirmés et 354 décès, soit une létalité de 69,4 %, le Nord-Kivu demeure particulièrement affecté. La forte mobilité des populations, les échanges avec les provinces et pays voisins ainsi que le contexte sécuritaire continuent d’exiger une surveillance accrue.
Dans le Sud-Kivu, la zone de santé de Miti-Murhesa n’a enregistré aucun nouveau cas depuis 73 jours. Cette évolution constitue un signal encourageant, mais les autorités et partenaires maintiennent les activités de surveillance, de sensibilisation et de prévention afin de consolider les acquis.
Maniema et Tanganyika : prévenir toute introduction du virus
Bien qu’aucun cas n’ait été signalé à ce stade au Maniema et au Tanganyika, ces deux provinces demeurent exposées en raison des mouvements de populations et des échanges avec les zones affectées.
Une attention particulière est accordée à plusieurs localités du Maniema, notamment Kasongo, Kabambare et Lubutu, tandis que le Tanganyika poursuit ses actions de surveillance et de sensibilisation aux fins de prévenir tout éventuelle introduction du virus.
La riposte appelée à maintenir le cap
Au terme de la réunion, la Task Force Ebola/P-DDRCS a appelé à la mise en œuvre effective des recommandations issues des précédentes évaluations. La surveillance épidémiologique, la communication sur les risques, l’engagement communautaire et la rapidité d’intervention face aux alertes demeurent au centre des priorités.
Face à la persistance de la transmission dans certaines zones de l’Est, la mobilisation des autorités sanitaires, des communautés et des partenaires reste déterminante pour contenir l’épidémie, protéger les populations et prévenir son extension vers les provinces encore épargnées.
Cellule de Communication du P-DDRCS