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P-DDRCS : ATELIER D’HARMONISATION DES CONNAISSANCES CONGOLAISES POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DESARMEMENT, CANTONNEMENT ET RAPATRIEMENT

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KINSHASA, 26 octobre 2026 — Faire du renforcement des compétences nationales un levier concret de stabilisation : c’est la vision de l’atelier ouvert ce lundi à Kinshasa par le Coordonnateur national du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS). Pendant cinq jours, jusqu’au 30 octobre, des experts congolais et des partenaires internationaux vont harmoniser leurs connaissances et leurs pratiques pour préparer la mise en œuvre du Protocole relatif au désarmement, au cantonnement et au rapatriement des combattants étrangers.

Organisés à l’hôtel Kertel Suites, ces travaux sont conduits conjointement avec le Centre international du Caire pour la résolution des conflits, le maintien et la consolidation de la paix (CCCPA), avec l’appui de la MONUSCO, à travers sa section de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Stabilisation.

Cette cérémonie d’ouverture a connu la participation de plusieurs autorités étatiques et diplomatiques, notamment l’ambassadeur d’Égypte, le directeur du CCCPA en ligne, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, les ambassadeurs du Qatar et du Canada, la coordonnatrice nationale adjointe du P-DDRCS chargée des opérations ainsi que le Coordonnateur humanitaire résident des Nations Unies. Des experts du P-DDRCS venus de Kinshasa, des provinces et des territoires, ainsi que des points focaux des ministères et des services spécialisés de sécurité, prennent également part à ces assises.

L’enjeu dépasse la formation technique : il s’agit de doter les acteurs congolais des outils nécessaires pour conduire un processus sensible, exigeant une coordination rigoureuse, une expertise éprouvée et des résultats mesurables sur le terrain.

Un programme face à des responsabilités accrues

Dans son allocution d’ouverture, le Coordonnateur national a insisté sur la nécessité de consolider les compétences nationales pour répondre aux exigences opérationnelles du Protocole. L’identification et la vérification des combattants, la gestion des sites de cantonnement et la préparation des retours dans les pays d’origine figurent parmi les défis à relever.

Institué par l’ordonnance n° 21/038 du 4 juillet 2021, le P-DDRCS constitue le cadre national de référence pour la coordination des actions de désarmement, de démobilisation, de relèvement communautaire et de stabilisation. Pour le Professeur Jean de Dieu Désiré NTANGA NTITA, PhD, l’évolution des missions impose des équipes mieux préparées, capables d’assumer leurs responsabilités avec rigueur et efficacité.

« Le Programme n’a pas changé de nom. Il a changé de charge », a-t-il déclaré, résumant ainsi l’ampleur des attentes placées dans les capacités nationales.

L’objectif de l’atelier est précisément de renforcer les aptitudes techniques et opérationnelles des équipes chargées de contribuer à une mise en œuvre efficace, coordonnée et durable du Protocole concernant les FDLR.

L’Égypte plaide pour des engagements concrets

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République arabe d’Égypte, AMR ABDULLAH a salué l’engagement des autorités congolaises et rappelé la participation de son pays aux initiatives de désarmement et de réintégration menées dans le cadre des Nations Unies.

Il a inscrit cette coopération dans la continuité des relations d’amitié entre Kinshasa et le Caire, soulignant l’importance de transformer les accords bilatéraux en réalisations concrètes. Le partage d’expertise et le transfert de connaissances constituent, à ses yeux, des moyens privilégiés pour donner une portée opérationnelle à ce partenariat.

Face aux défis sécuritaires persistants en RDC, le diplomate a également insisté sur la nécessité de faciliter le retour des anciens combattants à la vie civile et de créer les conditions favorables à une stabilité durable.

Réaffirmant la disponibilité de l’Égypte à accompagner les efforts congolais, il a défendu une conviction essentielle : la paix ne peut s’imposer de l’extérieur. Elle doit se construire à partir des réalités nationales, avec des institutions engagées et des solutions appropriées par les acteurs concernés.

Le CCCPA mise sur l’expertise et l’ancrage local

Pour HECHAM AL MEKWAD, directeur du Centre international du Caire pour la résolution des conflits, le maintien et la consolidation de la paix (CCCPA), l’atelier constitue une étape importante dans l’harmonisation des connaissances entre les acteurs congolais, la MONUSCO et son institution. Le Centre entend mettre son expérience au service de la formation, notamment dans les domaines de la négociation, de la résolution des conflits et de la conduite des processus de désarmement, de démobilisation, de rapatriement, de réinstallation et de réintégration (DDRRR).

Au-delà des connaissances théoriques, les travaux doivent déboucher sur un plan opérationnel institutionnel capable de traduire les acquis en actions concrètes et coordonnées. Le directeur a rappelé que la réussite d’un processus de paix repose autant sur la pertinence des mécanismes que sur la volonté de ceux qui sont chargés de les mettre en œuvre.

L’ancrage communautaire demeure, dans cette perspective, déterminant. Les initiatives de stabilisation ne peuvent produire des effets durables que si elles tiennent compte des réalités locales, suscitent l’adhésion des populations et répondent aux besoins des communautés affectées par les conflits.

La MONUSCO mobilise son expérience au profit des acteurs congolais

Prenant également la parole, James WAN, représentant de la MONUSCO, a salué le partenariat entre le P-DDRCS, le CCCPA et la Mission des Nations Unies. Il a souligné l’importance de cette collaboration pour renforcer les capacités nécessaires à la conduite des opérations DDRRR.

Fort de sa longue expérience dans l’accompagnement de ces processus en République démocratique du Congo, la MONUSCO entend mettre son expertise au service des acteurs nationaux, notamment face aux exigences opérationnelles du nouveau Protocole concernant les FDLR, annoncé par le ministre congolais en charge de l’Intégration régionale.

Pour James WAN, l’atelier de Kinshasa marque une première étape dans ce dispositif de renforcement des compétences. La démarche doit se poursuivre au Caire, en Égypte, en janvier 2027, afin de consolider les acquis, d’harmoniser les connaissances des partenaires et de préparer une mise en œuvre plus coordonnée du Protocole.

Cette articulation entre expérience internationale et appropriation nationale constitue l’un des axes majeurs de la démarche engagée.

De la formation à l’action sur le terrain

Au total, plus de cinquante participants prennent part à l’atelier de Kinshasa. Une seconde phase, prévue au Caire en janvier 2027, concernera vingt-cinq participants. Le programme prévoit également des activités de mentorat, de coaching et d’appui technique pour favoriser l’application des connaissances acquises a renchéri le coordonnateur national du P-DDRCS.

Les participants seront appelés à partager leur expertise avec les équipes déployées sur le terrain, notamment à Beni, Bunia, Kindu, Uvira et Kalemie. Un rapport semestriel doit permettre de suivre les progrès accomplis et d’évaluer les effets de la formation sur les opérations.

Cette approche entend faire de la formation autre chose qu’un simple transfert de connaissances : un instrument de performance, de redevabilité et d’amélioration continue des interventions.

Le Coordonnateur national a, par ailleurs, rappelé l’importance de la complémentarité entre les partenaires, plutôt que de l’uniformité des approches. Cette orientation s’inscrit dans la doctrine communautaire du P-DDRCS : « avec la communauté, dans la communauté, pour la communauté et par la communauté ».

L’objectif est de placer les populations au cœur des efforts de stabilisation et de faire de leur participation une condition essentielle de la durabilité des résultats.

« Un cessez-le-feu se signe. La paix, elle, s’administre »

Au terme de cette ouverture, le message porté par les responsables et les partenaires converge vers une même exigence : transformer les engagements politiques et les formations techniques en capacités réelles d’action.

« Un cessez-le-feu se signe. La paix, elle, s’administre », a rappelé le Coordonnateur national du P-DDRCS, soulignant que la consolidation de la paix exige des institutions compétentes, responsables et capables d’inscrire leur action dans la durée.

À Kinshasa, puis au Caire, le défi sera donc de traduire l’expertise partagée en mécanismes opérationnels efficaces, de renforcer la coordination entre les acteurs et de soutenir des solutions ancrées dans les communautés. Car, au-delà du Protocole concernant les FDLR, c’est la capacité des institutions congolaises à porter durablement le processus de paix qui se trouve au centre de cette initiative.

Cellule de Communication du P-DDRCS

communication pddrcs

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P-DDRCS

Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, initiateur du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation et président du comité de pilotage du P-DDRCS.
Président RDC
Le Gouvernement de la RDC vous tend la main. Déposez les armes. Rejoignez le programme DDRCS pour reconstuire le pays dans la paix

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